Air, eau et biodiversité : le triptyque sur lequel la France doit progresser

La Commission européenne a dressé une analyse des politiques environnementales de tous les pays de l'UE. Si la France y apparaît comme une bonne élève, plusieurs axes d'amélioration ont toutefois été identifiés.

La Commission européenne a dressé une analyse des politiques environnementales de tous les pays de l'UE. Si la France y apparaît comme une bonne élève, plusieurs axes d'amélioration ont toutefois été identifiés.

Le tableau est dressé. Après un examen poussé des politiques environnementales des vingt-huit États membres de l'Union européenne (UE), la Commission européenne pointe trois axes sur lesquels la France doit progresser : l'amélioration de la qualité de l'air, la réduction de la pollution de l'eau et une meilleure prise en compte de la biodiversité, afin de garantir la protection des habitats et des espèces. En effet, le rapport dénonce une qualité de l'air « préoccupante » et une pollution toujours élevée des masses d'eau due principalement à l'agriculture. Côté biodiversité, la Commission signale notamment que seulement 12,7 % du territoire français sont couverts par le dispositif Natura 2000, contre 18,1 % en moyenne dans l'Union européenne (UE).

Au-delà de ces axes d'amélioration, le rapport salue plusieurs points sur lesquels la France affiche son ambition environnementale : la loi de transition énergétique pour une croissance verte, le programme d'investissements d'avenir, le réseau de pôles de compétitivité, la Nouvelle France industrielle. Il consacre également la France comme un « acteur majeur » au niveau européen en matière d'éco-innovation.

Dans la lignée de ce rapport, la Commission a signalé qu'elle lancerait prochainement des discussions avec chacun des État membres, ainsi qu'un outil d'échange visant à encourager l'entraide et à susciter des débats politiques.

 

B. B.