Pour les coresponsables de la banque d'investissement de Citi France, le Brexit, s'il devrait produire des effets négatifs sur le M&A, affectera bien moins les clients français que ceux britanniques.

Dealmakers. Comment la banque d'investissement de Citi s'organise-t-elle en France ?

Cédric Léoty et Nicolas Desombre. Nos équipes couvrent classiquement les métiers de fusions-acquisitions et les marchés de capitaux. Récemment, nous avons recruté Valéry Barrier afin de renforcer notre présence sur les marchés de capitaux actions - et cela s'est traduit en chiffres grâce à la belle introduction de Maisons du Monde que Citi a récemment menée – et Emmanuel Regniez l'an passé pour soutenir l'accompagnement des sponsors. Maja Torun, en provenance de Deutsche Bank, est aussi sur le point de nous rejoindre, et elle veillera au bon développement de notre portefeuille de clients. Citi investit en France, un marché de première importance pour la banque.

 

Dealmakers. Que devons-nous retenir de vos dernières transactions ?

C. L. Outre l'introduction en Bourse de Maisons du monde, nous avons conseillé les Caisses Régionales dans la réorganisation du groupe Crédit Agricole. Côté sponsors, nous avons accompagné PAI lors de la vente de Swissport (2,5 MD€) et du rachat d'Ethypharm à Astorg (730 M€). Nous passons du temps avec les acteurs public également puisque nous avons conseillé la Caisse des Dépôts sur l’évolution du capital d’Icade. La plus grosse acquisition de l'histoire de SEB, WMF, pour 1,7 MD€ nous a bien occupés côté vendeurs. Côté Tech, nous avons aussi conseillé Orange sur l’acquisition de Lexsi. Pour finir, je pense que l'opération de cession par notre client Faurecia de sa division « Exterieurs » à Plastic Omnium pour 665 M€ est représentative de nos derniers mois d'activité : forte expertise sectorielle (automobile en l'espèce), investissement de long terme auprès de nos clients et bonne connaissance des enjeux domestiques.

 

Dealmakers. Vous conseillez Areva. Où en est-on dans l'opération de sauvetage ?

C.L. Tout ce qui pouvait être dit l'a été lors du dernier market update. On parle d'un profond redécoupage des activités, telles qu'elles existaient il y a quinze ans.

 

Dealmakers. Comment préparer l'avenir du conseil transactionnel malgré le Brexit ?

C. L. Pour faire du M&A, il faut être confortable sur la valorisation, donc le business plan et l'environnement de marché dans lequel l'entreprise évolue. L'impact du Brexit sur l'économie anglaise, la valeur de la pound et la capacité des sociétés à s'adapter aux nouvelles réglementations sera bien réel pendant les mois à venir et devrait donc toucher l’activité. Pour autant, nos clients français ne semblent pas considérer que la situation actuelle doive les conduire à « poser le crayon » s’agissant en particulier d’opérations en Europe continentale ou transatlantiques.  

 

FS

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