Dernière ville en lice avec Paris, Los Angeles a annoncé sa candidature pour l'organisation des Jeux Olympiques 2028, ouvrant la voie pour Paris 2024.

Seize ans après la déception face à Pékin, treize ans après la claque reçue contre Londres, Paris va enfin avoir droit à ses Jeux Olympiques en organisant, cent ans après et sauf coup de théâtre, l'édition 2024, à la suite d'un processus unique de double attribution. En effet, Los Angeles, seule autre ville candidate pour accueillir les olympiades, a annoncé lundi 31 août sa candidature officielle pour les Jeux Olympiques 2028, laissant la ville lumière seule en lice pour organiser l'édition du centenaire. L'élection, dont le résultat ne fait maintenant plus aucun doute, aura lieu le 13 septembre prochain à Lima. Tous les acteurs semblent trouver leur compte dans cet arrangement. Paris, en la personne de son maire Anne Hidalgo, accordait une importance capitale à l'obtention des Jeux Olympiques 2024, afin de s'éviter un troisième camouflet. Los Angeles touchera de son côté une contribution de 1,8 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros) de la part du Comité international olympique (CIO), contre seulement 1,5 milliard pour Paris (1,2 milliard d'euros)

 

Un coup de boost pour le Grand Paris

Le coût total des infrastructures approcherait les trois milliards d'euros selon les estimations du comité de candidature Paris 2024, supporté à égalité par le public et le privé. Paris fait le le choix de s'appuyer au maximum sur l'existant et le temporaire, qui constitueront 95 % des sites sportifs. Seuls deux nouvelles installations sont prévues : l'Arena Paris 2, une salle de 8 000 places qui sera construite à côté de l'AccorHotels Arena, dans le 12è arrondissement de Paris, ainsi que le centre aquatique, qui prendra place à proximité du Stade de France, à Saint-Denis (93). Ce dernier devrait lui aussi bénéficier d'une cure de jouvence. À quelques encablures, le village olympique hébergera sur les bords de Seine ses 17 000 athlètes, sur un site de cinquante-et-un hectares à cheval entre Saint-Denis, Saint-Ouen et l'Île-Saint-Denis. Ce dernier bénéficera d'une desserte optimale, avec la ligne 13 du métro, ainsi que les futures lignes 14, 15, 16 et 17 du Grand Paris Express via la gare de Saint-Denis Pleyel.

S'ajoutant aux infrastructures sportives et au village olympique, sont également prévus des aménagements routiers, la construction de murs anti-bruit, l'enfouissement de lignes à haute tension, la dépollution de multiples terrains… Pour le Grand Paris, cette attribution devrait justement être gage de sécurité, sécurisant nombre de projets prévus de longue date, et garantissant a priori la livraison, à temps, des nouvelles lignes de métro ainsi que du CDG Express, éléments clefs de la candidature parisienne. Rendez-vous dans sept ans.

 

Boris Beltran

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