Dominique Benoît, Pictet Wealth Management

DÉCIDEURS. Deux modèles se font face parmi les banques spécialisées : les pure players dont vous faites partie et celles intégrant une banque d’affaires. Quels sont les avantages et les inconvénients de votre positionnement ?

 

Le principal inconvénient concerne nos banquiers privés. Il est plus difficile pour eux de conquérir de nouveaux clients car ils ne peuvent s’appuyer sur les synergies susceptibles d’être développées avec les équipes d’une banque d’affaires. Pour les clients, ce modèle me semble avantageux car il ne peut y avoir de conflits d’intérêts. Ils ne pourront jamais être soumis à la pression de contractualiser certains placements au moment de la revente de leur entreprise.  

Une course à la taille critique a lieu parmi les banques privées. Étudiez-vous des projets de croissance externe ?

 

L’ADN du groupe Pictet repose sur la croissance organique. Depuis notre création en 1805, nous n’avons réalisé aucune opération de croissance externe. Dans toutes les fusions, les cabinets de conseil nous expliquent que 1+1=3. Or, en réalité, 1+1 est souvent égal à 1,5. Les opérations de rapprochement créent rarement les synergies attendues. Pourquoi lui : entre 2011 et 2016, Dominique Benoit aura permis de faire passer l’encours sous gestion de la banque privée de 4,4 milliards d’euros à 7,7 milliards d’euros, en France.

 

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