« FAIRE » : pour réinventer la ville

La métropole parisienne confirme son goût et son rôle moteur pour l'innovation urbaine. En témoigne la création de la plateforme FAIRE.

La métropole parisienne confirme son goût et son rôle moteur pour l'innovation urbaine. En témoigne la création de la plateforme FAIRE.

 « Au départ, je voulais créer un incubateur comme il en existe pour les start-ups dans d'autres domaines. Mais ce n'était pas une bonne idée d'incuber les architectes. Nous avons ainsi opté pour cet accélérateur de projets, plus disruptif », précise Alexandre Labasse, le directeur général du Pavillon de l’Arsenal. Après les concours urbains mis en place par la ville de Paris, « Réinventer Paris », « Réinventer la Seine » ou « Pariculteurs », le Pavillon de l’Arsenal, centre d'information, d'exposition d'urbanisme et d'architecture de Paris et de la métropole parisienne, a lancé fin janvier « son » appel à projets. Destiné aux architectes engagés dans la recherche, aux acteurs émergents ou confirmés ainsi qu’aux étudiants des écoles d’architecture son but est de faire éclore des pratiques expérimentales et éphémères dans la ville. À la suite de cet appel, 243 propositions ont été reçues, 25 lauréats ont finalement été désignés par un jury présidé par Jean-Louis Missika, maire adjoint chargé de l'architecture et de l'urbanisme, adjoint à la Mairie de Paris. 

 

Les projets des lauréats

 

Cette première édition a permis de mettre en avant différents projets tels que celui d’Axel de Stampa, Romain De Santis et Sophie Picoty qui propose le projet « îlot vert », une minibase nautique, flottante et mobile, doublée d'une station écologique dépolluante qui pourrait être installée à l'été 2018 sur le canal Saint-Martinou. Un autre projet lauréat spectaculaire devrait être expérimenté sur le bassin de la Villette, un pont trampoline de 70 mètres de long porté par l'Atelier Zündel Cristea. « Nous avons reçu énormément de projets qui touchaient aux berges de la Seine ou aux canaux », remarque Alexandre Labasse. Le jury a également retenu des projets tels que celui du « wagon-mouche », qui suggère d'aménager un wagon de la ligne 6 du métro sur le modèle des bateaux-mouches. Une voix off en français et en anglais raconterait l'histoire des monuments visibles sur la partie aérienne et des films seraient projetés sur les parois des tunnels.

Les projets retenus pourront ainsi bénéficier d’un programme d’accompagnement complet assuré par les nombreux partenaires de la structure, dont l’Ordre des architectes en Île-de-France et les écoles nationales supérieures d’architecture de Paris Belleville, Marne-la-Vallée, Val-de-Seine et Versailles. La Caisse des dépôts s'est engagée à accompagner financièrement l'initiative pendant deux ans.

 

Vanessa Benesty

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