L'État sort les milliards pour sauver Areva

La Commission européenne a validé le plan de recapitalisation d'Areva, sous conditions, et les 3,3 milliards de prêt-relais accordés pour faire face au besoin de liquidités de l'entreprise.

La Commission européenne a validé le plan de recapitalisation d'Areva, sous conditions, et les 3,3 milliards de prêt-relais accordés pour faire face au besoin de liquidités de l'entreprise.

Le sauvetage d'Areva avance. En effet, la Commission européenne a annoncé, mardi 10 janvier, qu'elle approuvait le plan de recapitalisation du leader français du nucléaire. « Le projet de la France d’octroyer une aide à Areva sous la forme d’une injection de capitaux de 4,5 milliards d’euros est conforme aux règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État, indiquent les autorités européennes de la concurrence dans un communiqué. Le plan de restructuration permettra à l’entreprise de devenir viable sans fausser indûment la concurrence au sein du marché unique. » Cette validation est cependant assortie de deux conditions. Premièrement, le respect des règles de l'Union européenne (UE) sur les concentrations concernant la cession de l'activité réacteurs d'Areva. L'autre condition tient à la conclusion positive des essais en cours par l'Agence de sûreté nucléaire concernant la cuve du réacteur EPR de Flamanville.

Les retards induits par ces deux conditions repoussent donc la recapitalisation de plusieurs mois alors qu'Areva est à court de liquidités et fait face à une importante dette bancaire à rembourser. Bruxelles a donc accepté que l'État, actionnaire majoritaire de l'entreprise à hauteur de 87 %, lui verse un prêt-relais dont le montant s'élève à 3,3 milliards d'euros.

 

B. B.