Mediaset : Vivendi enfonce le clou

Non content d'avoir acquis 20 % du concurrent italien, le groupe de Bolloré se hisse désormais jusqu'à 30 % de contrôle.

Non content d'avoir acquis 20 % du concurrent italien, le groupe de Bolloré se hisse désormais jusqu'à 30 % de contrôle.

Comme nous nous en faisions l'écho dans nos colonnes il y a quelques jours, la guerre fait rage entre le français Vivendi et l'italien Mediaset. En une semaine, le groupe français est passé de 3 % à 30 % du capital de l’empire de la famille Berlusconi. Dans cette affaire, tous les ingrédients d’une série télévisée signée Vincent Bolloré sont réunis : entente cordiale entre deux familles de renom, tapes dans le dos, déjeuners entre héritiers respectifs, accord sur un deal fait de participations croisées amicales afin de former le « Netflix européen »… qui finit dans un imbroglio synonyme de recours en justice.

 

Étincelles

Vivendi a allumé la première étincelle en revenant sur les termes de son offre pour un Mediaset Premium qu’il jugeait moins performant que prévu. Dans le Corriere della Sera, Arnaud de Puyfontaine s’était même laissé aller : « C’est comme si vous étiez invité dans un restaurant trois étoiles et que vous vous retrouviez dans un McDonald’s. » La manœuvre de trop pour l’acteur transalpin qui enchaîne par la case tribunal. On pensait alors Bolloré prêt à enterrer la hache de guerre : des tractations plus ou moins confidentielles avaient lieu pour trouver un compromis. Mais avec cette montée au capital furtive, qualifiée d’hostile par Mediaset, Vivendi met la pression et compte acculer la famille Berlusconi aux négociations en position de faiblesse… Du Bolloré dans l’action.

 

FS & QL

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