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Twitter n’est pas prêt à se laisser influencer par les autorités nationales et Washington l’a récemment appris à ses dépens. L’entreprise a refusé obtempérer après avoir reçu le 14 mars dernier une assignation du département américain de la sécurité intérieure lui demandant de dévoiler l’identité de l’utilisateur se cachant derrière un compte twitter condamnant la politique d’immigration du président Trump.

Twitter n’est pas prêt à se laisser influencer par les autorités nationales et Washington l’a récemment appris à ses dépens. L’entreprise a refusé obtempérer après avoir reçu le 14 mars dernier une assignation du département américain de la sécurité intérieure lui demandant de dévoiler l’identité de l’utilisateur se cachant derrière un compte twitter condamnant la politique d’immigration du président Trump.

De nombreux comptes Twitter, très critiques à l’égard du gouvernement américain, ont vu le jour peu de temps après l’investiture de Donald Trump en janvier 2017. On connait @alt_labor sur la politique en manière d’emploi et @RogueEPAStaff dédié à la politique environnementale. Mais le compte qui a récemment fait parler de lui est celui réprouvant la politique d’immigration du président américain : @ALT_uscis, acronyme d’ « Alternative U.S. Citizenship and Immigration Services », qui compte aujourd’hui plus de 195 000 followers. Ces comptes, visant à exprimer les opinions des fonctionnaires dissidents au sein des divers organismes fédéraux, ne seraient pas du goût Donald Trump qui veut contrôler son image et sa réputation sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Twitter qu’il utilise comme un outil politique.

 

Twitter invoque la liberté d’expression

En mars 2017, le département américain de la sécurité intérieur a enjoint Twitter de lui révéler l’identité de l’utilisateur se cachant derrière le compte @ALT_uscis. Une réclamation qui n’a pas plu au réseau social qui a alors décidé le 6 avril 2017 de poursuivre en justice le gouvernement américain pour violation de la liberté d’expression protégée par le Premier Amendement de la Constitution. Moins de 24h après l’annonce, Washington a finalement décidé de faire machine arrière en renonçant à sa demande, sans doute à court d’argument. « Le gouvernement n’a fourni aucune raison à l’appui de sa demande » remarque Esha Bhandari, avocate de l’association de défense des libertés individuelles ACLU qui s’est associée à Twitter dans sa poursuite. Elle estime également que la requête du service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis est très inhabituelle et ajoute que « chaque fois que le gouvernement cherche à démasquer un internaute anonyme, il doit y avoir une justification très forte ». Le sénateur de l’Oregon, Ron Wyden, s’est également indigné de la situation : le gouvernement « semble avoir abusé de son autorité ». Le droit à un discours anonyme contre le gouvernement est considéré aux États-Unis comme une valeur intrinsèque et fortement protégée par la Constitution.

Margaux Savarit-Cornali

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