Un préfet pour diriger le gendarme de l’énergie

Après son audition devant les commissions des affaires économiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, les 7 et 8 février, Jean-François Carenco, préfet de la région Île-de-France, devrait être nommé à la présidence de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) par le chef de l’État.

Après son audition devant les commissions des affaires économiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, les 7 et 8 février, Jean-François Carenco, préfet de la région Île-de-France, devrait être nommé à la présidence de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) par le chef de l’État.

Dans un bref communiqué, l’Élysée annonce que François Hollande a choisi de nommer Jean-François Carenco en qualité de président du collège de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). L’ancien préfet doit donc être auditionné par les commissions des affaires économiques de l’Assemblée et du Sénat pour qu’elles se prononcent sur cette nomination. « Le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution », a ajouté la présidence de la République. Ce haut fonctionnaire succédera à Philippe de Ladoucette, nommé en 2006, dont le mandat est arrivé à son terme le 7 février.

Jean-François Carenco a réussi son audition devant les deux chambres. Un décret présidentiel validera sa nomination. Son profil transpartisan et sa bonne connaissance des dossiers de l'énergie auraient fait la différence auprès de François Hollande pour diriger l'autorité administrative indépendante en charge de veiller au bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz en France.

Lors de son premier grand oral devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Jean-François Carenco a déclaré que dans le cas où le président de la République retiendrait sa nomination, l’indépendance, l’éthique et la collégialité seraient les trois éléments qui fonderaient ses six années de mandat.

 

Vanessa Benesty