David Jestaz (Faurecia) : « Les derniers dispositifs de pointe sont inutiles sans motivation »

Après l’Asie en 2013 et l’Amérique du Nord en 2014, Faurecia se dote d’un campus flambant neuf en Europe avec 350 m² dédiés à la formation des collaborateurs. David Jestaz, vice-président de la Faurecia University, nous en parle.

Après l’Asie en 2013 et l’Amérique du Nord en 2014, Faurecia se dote d’un campus flambant neuf en Europe avec 350 m² dédiés à la formation des collaborateurs. David Jestaz, vice-président de la Faurecia University, nous en parle.

DÉCIDEURS. Pourquoi avoir créé une université  d’entreprise ?

David Jestaz. Afin de répondre à cette question, il est important de rappeler le contexte global dans lequel nous évoluons. Le secteur de l’industrie automobile est en pleine transformation et nous devons accompagner ces mutations. Nous combinons le monde de l’usine, de la production avec celui du savoir et de l’innovation. Voilà la raison d’être de notre université. Elle est actrice de la transformation et délivre des connaissances comme le leadership, la vision ou la capacité d’innovation aux acteurs de demain.

 

 

Existe-t-il pour l'université européenne des différences  pédagogiques avec celles d’Asie et d’Amérique du Nord ?

Non, pas vraiment. Ce sont les demandes des clients qui sont en fait différentes. Nos programmes sont créés de façon globale pour le groupe, puis les formateurs les adaptent selon les pays et la culture.

 

Comment parvenez-vous à impliquer l’ensemble de vos collaborateurs ?

La question de l’implication est en effet primordiale. Nous pouvons disposer des derniers dispositifs et de technologies de pointe, mais ils seraient inutiles sans motivation et participation. C’est donc un sujet clé. Il y a aujourd’hui un vrai appétit pour la formation en lien avec la transformation de Faurecia. Nous multiplions les méthodes, organisons des classes virtuelles qui remportent souvent beaucoup de succès, notamment car c’est un moyen ne nécessitant pas de déplacement. Nous renouvelons fréquemment nos offres pour rester attractif auprès de nos collaborateurs et nous en faisons la promotion en interne. J’ajouterai également que nous ciblons tout simplement des programmes dont nos collaborateurs ont besoin, après les avoir entendus.

 

Votre université d’entreprise est-elle un atout pour vos  recrutements ?

Faurecia est une marque de plus en plus reconnue, qui se développe. Stratégiquement, cela attire des talents. Je ne connais pas d’équipementier qui ait fait autant d’efforts. Nous sommes ambitieux et nous nous plaçons au niveau des « best practices » des entreprises mondiales qui investissent dans leurs collaborateurs. La voiture de demain embarque un niveau de technologie important : il est très intéressant pour nos ingénieurs de travailler sur nos projets et séduisant pour les jeunes diplômés notamment de poursuivre leur apprentissage au sein de notre université en lien avec notre activité.

 

Comment voyez-vous l’avenir de la Faurecia  University ?

Nous sommes optimistes ! Nous voulons la faire croître car les besoins en formation sont importants. L’objectif est d’impliquer de plus en plus de collaborateurs. Notre force est la compétence, la capacité à apporter  des idées nouvelles et à les mettre en œuvre rapidement. Notre université est placée au niveau d’importance qu’elle requiert. Nous sommes convaincus d’être un outil stratégique pour notre groupe.

 

Propos recueillis par Roxane Croisier 

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