Faut-il miser sur les SCPI en 2017 ?

Dans la période d’incertitude qui s’ouvre, la pierre fait plus que jamais figure de valeur refuge. Mais tous les placements immobiliers ne sont pas logés à la même enseigne et, en 2017, ce sont les SCPI européennes qui devraient tirer leur épingle du jeu.

Dans la période d’incertitude qui s’ouvre, la pierre fait plus que jamais figure de valeur refuge. Mais tous les placements immobiliers ne sont pas logés à la même enseigne et, en 2017, ce sont les SCPI européennes qui devraient tirer leur épingle du jeu.

Brexit, arrivée de Trump au pouvoir, hausse des taux d’intérêt, ralentissement de la croissance mondiale : les arguments ne manquent pas pour faire tanguer les marchés financiers. Et alors que les placements réglementés voient leur rendement chuter fortement, la pierre apparaît comme le seul placement capable de procurer des performances à la fois solides et régulières.


Perspectives favorables pour le marché immobilier en 2017

 

D’après les Notaires de France, le volume des transactions immobilières s’est établi pour l’année 2016 à 843 000 unités. Soit une hausse de près de 10% par rapport à l’année précédente. Le neuf comme l’ancien sont concernés par ces performances hors normes, alors que les taux d’intérêt jusqu’ici attractifs et le maintien des dispositifs publics (prêt à taux zéro, Pinel) ont rendu les conditions de marché favorables. La pierre-papier ne fait pas exception. Les SCPI et OPCI « grand public » ont affiché de nouveaux records de collecte au premier semestre 2016. Pour la première fois en quarante ans d’existence, la capitalisation globale des SCPI a franchi la barre symbolique des 40 milliards d’euros. Au 30 juin 2016, la capitalisation des OPCI s’élevait à 6,6 milliards d’euros, soit une hausse supérieure à 45% sur un an glissant. Ces chiffres communiqués par l’ASPIM-IEIF devraient être encore plus élevés, une fois les résultats du second semestre 2016 connus.

 

Les SCPI : les avantages de la pierre sans ses inconvénients

 

Avec un rendement avoisinant les 4,5%, les SCPI continuent de séduire un large public. Il faut dire qu’elles possèdent tous les avantages des placements immobiliers traditionnels. Qu’il s’agisse d’immobilier commercial, d’entrepôts ou bien de résidentiel classique, elles reposent sur un sous-jacent tangible et clairement identifiable. Le versement de loyers définis à l’avance permet en prime d’assurer la régularité des revenus de l’investisseur et de calculer la rentabilité de son investissement en amont. Sans compter que les SCPI permettent de bénéficier des mêmes avantages fiscaux (Pinel, Malraux…). A cela s’ajoutent des avantages inhérents aux spécificités des SCPI. Le ticket d’entrée fixé à quelques centaines d’euros en fait un placement accessible à tous. La gestion des biens, déléguée à des professionnels de l’immobilier, permet d’éviter un certain nombre de formalités. Contrairement à un investissement locatif classique, pas besoin de réaliser un état des lieux d’entrée et de sortie ni d’établir une comptabilité précise des diverses charges. Enfin, les SCPI permettent de mutualiser le risque en le répartissant entre plusieurs biens, d’une part, et un grand nombre d’associés, d’autre part.

 

Choisir sa SCPI : les tendances 2017

 

Dans ces conditions, quelle SCPI choisir pour s’assurer le meilleur rendement ? En 2017, la tendance est clairement à l’émergence de SCPI de rendement européennes. Celles-ci permettent de faire d’une pierre deux coups en bénéficiant à la fois du dynamisme économique de nos voisins européens et de la présence de conventions fiscales avec la France. Mises en place pour éviter la double imposition, celles-ci peuvent ainsi se révéler très avantageuses. L’Allemagne est une terre d’accueil naturelle pour ces SCPI mais le Portugal, l’Irlande ou encore les Pays-Bas comptent aussi parmi les pays les plus en vue. Grâce à la convention fiscale nouée avec chaque pays, l’épargnant bénéficie d’un crédit d’impôt tout en étant exempté de prélèvement sociaux. Les SCPI européennes sont donc particulièrement intéressantes pour les contribuables qui seraient lourdement imposés en France. De quoi permettre une diversification de son portefeuille tout en optimisant efficacement sa fiscalité.

 

Jonathan Dhiver 
www.meilleurescpi.com

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