Ipside : 2016, un bon cru pour trois continents

Après l’ouverture d’un nouveau bureau en Chine et la levée de six millions d’euros à l'issue d'un process orchestré par Aelios finance, l’heure est au management buy-out. Réalisé aux côtés du fonds Cabestan Capital FCPI, cette opération fait de Christophe Cornuéjols (président) et ses managers les actionnaires majoritaires du groupe Ipside.

Après l’ouverture d’un nouveau bureau en Chine et la levée de six millions d’euros à l'issue d'un process orchestré par Aelios finance, l’heure est au management buy-out. Réalisé aux côtés du fonds Cabestan Capital FCPI, cette opération fait de Christophe Cornuéjols (président) et ses managers les actionnaires majoritaires du groupe Ipside.

Les fondateurs de Schmidt-Chrétien, devenu Ipside, Christian Schmidt et Jérôme Chrétien laissent la main. Christophe Cornuéjols, lui, en prend le contrôle au terme d’un MBO. Le président du groupe depuis 2012 se réjouit du nouveau partenariat avec le fonds géré par Edmond de Rotschild Investment Partners (Edrip). Selon lui, « cette nouvelle étape permet d'établir une gouvernance claire et de nous [groupe Ipside] donner les moyens de notre développement ».

 

L’objectif est de propulser Ipside parmi le top 5 des cabinets de conseil en propriété intellectuelle d’ici à 2020. Dans la stricte lignée de la série d’ouvertures de bureaux à l’étranger, Christophe Cornuéjols affirme bien vouloir « conforter notre [groupe Ipside] stratégie d'expansion aussi bien en France qu'aux USA et en Chine ». Cette orientation tend à poursuivre la phase de croissance accélérée, tout en érigeant ces nouvelles implantations au rang de nouveaux relais de développement.

 

André Renaison, directeur de participations chez Edrip est confiant : « Ipside est aujourd'hui en capacité de mener à bien son plan stratégique en France, aux USA et en Chine. Nous l'aiderons au maximum par notre expérience passée des croissances externes et du développement d'activité à l'international. » Concernant l’activité dans l’Hexagone, une augmentation de 50 % de la part d’activité est dans le viseur. Déterminé, Ipside a commencé son plan de croissance par l’acquisition du cabinet parisien Wagret le jour du closing.

 

Ces avancées ont été rendues possibles par la récente levée de six millions d’euros auprès d’Edrip et des banques BPI, LCL et Banque populaire. Côté finance, c’est Aélios qui chapeautait l’opération. Raphaël Petit, son directeur associé parle d’un « projet très séduisant sur le plan stratégique » et d’un « beau challenge pour nous [Aélios finance] ». La transmission capitalistique du groupe est achevée. Ne reste plus pour Ipside que de persévérer dans sa démarche de build-up sectoriel en France et à l’étranger.

 

 

Paul Demay