Présidentielle 2017 : l’Afic veut un État qui s’engage pour la croissance

L’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) présente seize propositions aux candidats à l’élection présidentielle. Son objectif : faire du capital-investissement français le leader européen et accélérer la croissance des entreprises.

L’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) présente seize propositions aux candidats à l’élection présidentielle. Son objectif : faire du capital-investissement français le leader européen et accélérer la croissance des entreprises.

Les mesures économiques sont au cœur des programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Mais si la majorité d’entre elles se concentrent sur l’emploi, peu s’engagent auprès des entreprises sur un plan non social. L’AFIC tente de renverser la tendance avec seize propositions aux candidats. Retour sur leurs principales recommandations.

 

Orienter l’épargne vers les entreprises

Selon l’association, seulement 1 % de l’épargne générée par les investisseurs institutionnels français est investie dans les entreprises non cotées. Elle estime que l’État devrait renforcer l’investissement en fonds propres dans les PME et ETI afin de relancer à la fois la croissance et l’emploi. Pour cela, elle conseille notamment l’ouverture des contrats d’assurance-vie à une plus grande variété d’investissements.

 

Favoriser l’investissement de long terme

L’AFIC constate en outre que peu de PME et ETI ouvrent leur capital à des actionnaires, quand les crédits bancaires ne suffisent pas toujours pour financer le développement de son entreprise. Pour encourager l’investissement de long terme, elle propose plusieurs mesures : la suppression de l’ISF afin de favoriser la rotation du capital des entreprises ; la mise en place d’une flat tax à 25 % sur les plus-values mobilières ; la simplification du compte PME innovation dans le but de réellement encourager le réinvestissement des plus-values des entrepreneurs suite à la vente de leur société ; ou encore la création d’un espace juridique unifié en Europe. 

 

Encourager l’actionnariat au sens large

L’association prône également l’élargissement des dispositifs d’actionnariat salarié, qui concernent aujourd’hui surtout les grandes entreprises. Elle fustige notamment le retour en arrière des députés sur les actions gratuites prévues dans la loi Macron, qui permettrait selon elle un accès plus aisé aux salariés à l’actionnariat. La sécurisation fiscale des management packages fait également partie de ses préconisations. 

 

Financer l’innovation

Enfin, le financement de l’innovation fait partie, pour l’AFIC, des principaux leviers dont les entreprises françaises disposent pour renouer avec la croissance. L’association propose pour assurer ce financement d’élargir les conditions de la garantie fonds propres de véhicules de capital-innovation, mais aussi de créer des fonds d’investissement secondaires afin de faciliter les sorties de capital des investisseurs. Elle salue également les solutions de corporate venture, qui encourage les prises de participations des grandes entreprises dans les start-up, et recommande le renforcement des avantages fiscaux dont bénéficient les particuliers qui investissent via des fonds d’investissement de proximité (FIP) ou des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI).

 

CP

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